Naveed Akram, suspecté d'être l'auteur de l'attentat le plus meurtrier en Australie depuis trois décennies, a été inculpé de terrorisme et de 15 homicides. Il a comparu pour la première fois devant la justice par vidéoconférence depuis sa cellule, comme l'indiquent les médias locaux, notamment le ABC.
Ce drame s'est produit le 14 décembre dernier, lorsque l'assaillant, accompagné de son père Sajid Akram, a ouvert le feu sur une foule célébrant la fête juive de Hanouka à la plage de Bondi. L'attaque a causé le décès de 15 personnes, marquant un tournant tragique dans l'histoire australienne.
Lors de cette audience virtuelle, qui a duré environ cinq minutes, l'accusé, vêtu d'un pull vert, n'a prononcé qu'un mot, "oui", quand le juge lui a demandé s'il avait entendu les discussions sur des ordonnances de maintien des identités anonymes des victimes. Le reste de l'audience était axé sur des questions procédurales, comme l'interdiction de divulguer certains noms.
L'avocat de Naveed Akram, Ben Archbold, a exprimé des préoccupations concernant les conditions de détention de son client, les qualifiant de "très pénibles", tout en soulignant qu'il était encore prématuré de se prononcer sur un éventuel plaidoyer de culpabilité.
Les enquêtes sur cet attentat révélent qu'il était motivé par l'idéologie du groupe État islamique (EI), bien que les deux accusés n'aient effectué l'action en aucune manière coordonnée avec une organisation terroriste. En 2019, l'Office australien de renseignement avait déjà examiné les liens présumés de Naveed Akram avec le groupe jihadiste.
Parmi les victimes figuraient des personnes au parcours poignant, comme un survivant de l'Holocauste de 87 ans, un couple ayant tenté de désarmer les tireurs et une fillette de 10 ans. Ces tragédies soulignent l'impact nécessaire de cet acte sur la communauté, qui poursuit actuellement son chemin vers la guérison et la mémoire.







