Cette initiative, fruit de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience, avait été attendue depuis plus de deux ans.
Attendue avec impatience, la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat a été révélée par le gouvernement le 11 février 2026. Ce document, qui a suscité des controverses, propose « une limitation de la consommation de viande et de charcuterie », sans pour autant passer par une réduction stricte. Il encourage également « la diminution de la viande importée », soulignent les ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé dans leur communiqué.
Parmi les objectifs, la stratégie prône « une évolution progressive vers des régimes alimentaires conformes aux repères du PNNS », impliquant un accroissement des fruits, légumes, légumineuses, fruits à coque et céréales complètes, tout en préconisant une consommation mesurée de poisson et de produits laitiers.
« Limitation » ou « réduction », quelle formulation adopter ?
Preuve des tensions autour de cette stratégie, le terme « limitation » a remplacé « réduction » dans les discussions, une orientation défendue par le ministère de l’Agriculture. Ce dernier avait déjà proposé précédemment de parler de « consommation de viande équilibrée », entraînant des retards dans la présentation du projet. Les résultats des discussions sont d’autant plus cruciaux, car l'alimentation génère près d’un quart de l’empreinte carbone des Français, avec 61 % des émissions liées aux produits d’origine animale.
L'adoption de cette stratégie pourrait potentiellement transformer les habitudes alimentaires des Français. Comme le souligne une étude de l’INRAE, une évolution vers une alimentation plus végétale pourrait engendrer une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre dans les prochaines décennies.
Avec AFP







