La situation en Iran reste critique après près de trois semaines de manifestations marquées par une répression sanglante. Lors d'un événement à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a déclaré que les « tueries » dans le pays avaient pris fin, remettant en question l'angoisse persistante des Iraniens. En précisant que des sources dignes de confiance avaient confirmé ce retournement, Trump a également mentionné que les exécutions prévues de manifestants s'étaient, apparemment, éclipsées. Pourtant, le climat d'insécurité reste fort, alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé l'absence d'exécutions immédiates.
Trump a souligné à plusieurs reprises la possibilité d'une intervention militaire pour répondre à la répression, une menace qui résonne comme un écho des tensions historiques entre les deux pays. Le président a caractérisé les manifestations comme l'une des plus significatives depuis l'établissement de la République islamique en 1979, et son discours pourrait annoncer un tournant dans la stratégie des États-Unis à l'égard de l'Iran.
D'après Hengaw, une ONG norvégienne, l'exécution d'un manifestant arrêté, Erfan Soltani, a été temporairement suspendue, mais sa vie reste en danger. L'ampleur de la répression, jugée « brutale » par les défenseurs des droits de l'homme, a causé la mort de plus de 3 428 personnes, un chiffre jugé nettement sous-estimé par Iran Human Rights, qui indique également plus de 10 000 arrestations.
Les conséquences de cette crise se répercutent sur les marchés pétroliers, créant des inquiétudes globales alors que l'internet est coupé dans de nombreuses régions du pays. Les analystes s'interrogent sur les répercussions à long terme de cette situation sur la stabilité de l'actualité régionale et mondiale. Les voix s'élèvent autant au sein de l'opposition iranienne qu'à l'échelle internationale, appelant à une réponse plus ferme et coordonnée pour protéger les droits fondamentaux des citoyens iraniens.







