En cette froide matinée, où les températures chutent sous les -15 °C, la situation en Ukraine devient critique. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a déclaré que les bombardements russes visaient intentionnellement les infrastructures énergétiques du pays. Ces attaques, qui ont fait plusieurs victimes, privent la population d'électricité, d'eau et de chauffage, exacerbant les souffrances en plein hiver.
Ce mardi, de multiples régions, notamment Kiev, Kharkiv, et Dnipropetrovsk, ont été lourdement touchées. Les forces aériennes ukrainiennes rapportent que la nuit dernière, 25 missiles et 293 drones ont été tirés, causant au moins quatre décès et de lourdes coupures de courant. "Ce type d'attaques n'est pas seulement une stratégie militaire, mais une tactique pour saper le moral des Ukrainiens", note un analyste en défense de l'Institut français des relations internationales.
Dans une déclaration, le ministère russe de la Défense a affirmé qu'il ne s'en prenait qu'à des cibles militaires et non civiles. Cependant, alors que de nombreuses infrastructures énergétiques sont touchées, cela soulève des questions sur la véracité de ces affirmations. Selon les experts, la guerre des informations reste un élément crucial dans ce conflit, rendant essentielle la compréhension des motivations derrière ces frappes répétées.
Cependant, la résistance ukrainienne ne faiblit pas. Le président Volodymyr Zelensky a promis de continuer à défendre la liberté de son peuple et de solliciter le soutien international. La France, par exemple, a renforcé son aide à l'Ukraine en fournissant des systèmes de défense aérienne, soulignant l'importance d'une réponse unie face à la menace russe. En parallèle, des ONG locales et internationales mettent en œuvre des initiatives pour soutenir les populations touchées, en distribuant des vêtements chauds et des générateurs électriques.







