Dans une décision qui marque un tournant politique majeur, le Venezuela a commencé à libérer des prisonniers de nationalité américaine, selon une annonce faite mardi par un responsable du département d'État américain. Cette initiative survient dix jours après la capture de Nicolás Maduro, ancien président vénézuélien, dans une opération orchestrée par Washington.
«Nous applaudissons la libération d'Américains incarcérés au Venezuela. C'est un pas significatif en avant de la part des autorités intérimaires», a déclaré ce responsable, insistant sur l'importance de cette démarche pour améliorer les relations bilatérales.
La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a initié cette libération après des mois de tensions exacerbées. Un diplomate proche du dossier a souligné que cette démarche est perçue comme une tentative de rétablir le dialogue entre les deux nations. Diverses sources indiquent que d'autres ressortissants, y compris des citoyens espagnols et italiens, ont également été relâchés récemment.
Cette libération pourrait aussi être influencée par la volonté de Caracas de réduire la pression internationale qui pèse sur son gouvernement. Les États-Unis ont antérieurement réussi à négocier la libération d’autres ressortissants en détention dans le cadre d'accords passés avec Maduro. Les observateurs notent que, si ce geste est bien accueilli, il reste à voir si cela entraînera un changement durable dans les rapports de force entre les deux pays.
Selon Jean-Pierre Vianney, expert en relations internationales, «la libération de ces prisonniers pourrait ouvrir la voie à des pourparlers plus larges entre les États-Unis et le Venezuela, surtout en matière de coopération sur les questions de sécurité». La dynamique actuelle semble donc amorcer une nouvelle ère dans les relations diplomatiques entre les deux nations.







