Les autorités iraniennes affichent une fermeté inquiétante face au mouvement de contestation sociopolitique qui secoue le pays. Le chef du pouvoir judiciaire a ordonné au procureur général de Téhéran d'adopter une posture sévère envers les personnes arrêtées lors des manifestations, désormais considérées comme des opérations terroristes par le régime.
Depuis le 8 janvier, en réponse à la montée des tensions, les autorités ont qualifié les manifestants de « terroristes armés », changeant de ton vis-à-vis des émeutiers. Selon un rapport de France 24, ce durcissement s'accompagne d’une coupure d’internet à l’échelle nationale, rendant difficile la circulation de l’information et la communication entre les citoyens.
Cette situation alarmante fait craindre une vague de répression sans précédent. Les experts, comme ceux de l'International Crisis Group, soulignent qu'une stratégie de terreur pourrait être mise en œuvre pour décourager toute forme de dissidence. Dans ce contexte, la peur s’installe parmi la population, déjà éprouvée par des années de répression.
Les manifestations visent à dénoncer non seulement la situation socio-économique, exacerbée par des sanctions internationales, mais aussi l'oppression politique que subissent les Iraniens. Comme l’indique un article de Le Monde, le sentiment anti-régime n’a jamais été aussi fort, et cela pourrait marquer un tournant dans la lutte pour la liberté en Iran.
Les mouvements sociaux en Iran, loin de faiblir, révèlent un besoin criant de changements profonds, une aspiration à une société plus juste. Dans une interview accordée à Al Jazeera, une activiste a déclaré : « Nous n’avons plus peur. Nous nous battons pour notre avenir. » Ce cri de ralliement pourrait bien devenir le symbole d'une nouvelle ère pour le pays.







