Les tensions entre Washington et Téhéran ne cessent de croître alors que Donald Trump, président des États-Unis, intensifie ses discours menaçants à l'encontre du régime de l'ayatollah Ali Khamenei. Dans un contexte où les manifestations populaires sont réprimées dans le sang, Trump appelle le peuple iranien à prendre les rênes de son destin.
Depuis le début des manifestations le 28 décembre dernier, la situation est explosive. Des reports évoquent des exécutions potentielles de manifestants, ce qui a incité le président américain à avertir que les États-Unis prendraient des mesures “très fortes” si de telles actions étaient mises en œuvre. Lors d'une visite dans une usine à Detroit, il a déclaré : “Nous observerons attentivement la situation en Iran.” Ses commentaires soulignent la gravité des pertes humaines, estimées à plus de 600, selon l'ONG norvégienne Iran Human Rights.
Les autorités de Téhéran ont déclaré qu'un certain nombre de manifestants pourraient faire face à des accusations de “moharebeh”, un terme signifiant guerre contre Dieu, punissable de mort. Dans ce climat de menace, Trump s'est engagé à soutenir activement les manifestants. Sur son réseau Truth Social, il a écrit : “Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS !!!” Cette déclaration montre son intention d'apporter une aide, bien que les détails restent vagues.
L'analyste politique et expert en affaires internationales, Dr. Farzad Ramezan, indique : “Trump utilise cette situation à des fins politiques, mais cela pourrait également avoir des répercussions importantes sur la politique intérieure iranienne.” Cela soulève des questions sur la véritable nature de l'aide américaine, certains observateurs redoutant que cela puisse accroître la violence.
Pour compléter son discours, Trump a récemment évoqué l'imposition de droits de douane de 25 % sur les pays commerçant avec l'Iran, une autre manière de faire pression sur le régime en place. Bien qu'il ait promis de privilégier la diplomatie, son administration n'hésite pas à parler de frappes possibles, comme l'a affirmé sa porte-parole Karoline Leavitt.
La révolte iranienne semble prendre une nouvelle tournure, chauffée par les paroles du président américain. Mais la question demeure : le mouvement populaire parviendra-t-il à renverser un régime en place depuis tant d'années? Les prochains jours seront cruciaux pour observer l'évolution de cette crise politique majeure.







