Depuis fin décembre, l'Iran est le théâtre d'un mouvement de contestation sans précédent. Les ouvriers et commerçants expriment leur colère face à la vie chère, une situation aggravée par la crise économique. Ce mouvement a déjà entraîné plus de 600 morts, selon les chiffres d'organisations de défense des droits humains.
En réponse à cette situation alarmante, l'ambassade de France à Téhéran a décidé d'évacuer son personnel diplomatique non essentiel. Selon des informations recueillies de sources officielles, cette évacuation s'est effectuée en deux vagues les 8 et 9 janvier, via des vols commerciaux. En temps normal, l'ambassade compte une trentaine de diplomates expatriés et des dizaines d'employés locaux.
La contestation, qui a démarré le 28 décembre à Téhéran, a rapidement gagné en ampleur, touchant les régions les plus défavorisées. Les manifestants demandent des réformes et mettent en cause le régime en place, dirigé par l'ayatollah Ali Khamenei. Le Monde rapporte que ce mouvement représente l'un des défis les plus sérieux auxquels le régime est confronté depuis la Révolution islamique de 1979.
La répression est, quant à elle, d'une violence inouïe. Amnesty International a dénoncé les agissements des autorités, qui frappent aveuglément les manifestants. Le président français Emmanuel Macron a lui aussi condamné cet usage rampant de la violence d'État, exhortant le gouvernement iranien à cesser ces répressions.
En parallèle, le gouvernement iranien tente de regagner le contrôle de la situation. Des manifestations de soutien au régime ont été organisées, notamment sur la place de la Révolution à Téhéran, où des milliers de personnes se sont rassemblées, comme le montre une couverture médiatique locale. Cependant, la tension reste palpable dans tout le pays.
Les experts s'accordent à dire que pour sortir de cette impasse, le régime devra répondre aux attentes de la population, qui aspire à des changements fondamentaux. France 24 souligne que la situation économique pourrait jouer un rôle décisif dans la poursuite ou non du mouvement de contestation.
Alors que l’Europe envisage des sanctions plus sévères, l’avenir du régime iranien et des manifestants reste incertain, mais ce mouvement pourrait marquer un tournant dans l’histoire contemporaine du pays.







