Le Venezuela est plongé dans une incertitude bouleversante suite à l'opération militaire qui a abouti à l'arrestation du président Nicolas Maduro. Les hôpitaux de Caracas, marqués par le chaos, n’ont pas révélé de bilan officiel, tandis que des rapports non confirmés évoquent des dizaines de pertes humaines. Le silence des autorités ne fait qu'exacerber les craintes d'une crise humanitaire en plein essor.
« Nous avons ordre de ne pas fournir d’informations », a affirmé un représentant du principal hôpital militaire à l’AFP. Les voix indépendantes estiment qu'environ 70 personnes auraient perdu la vie et que près de 90 autres auraient été blessées lors de l'attaque. Une source militaire anonyme, quant à elle, a indiqué qu'au moins quinze soldats avaient payé le prix fort. Les médias tels que New York Times avancent un chiffre de 80 décès en se basant sur des sources gouvernementales.
Edmundo Gonzalez Urrutia, prétendu président élu par l'opposition, a décrit la capture de Maduro comme un « pas important mais pas suffisant », insistant sur la nécessité d’une action décisive pour normaliser la situation du pays. « L'armée doit respecter le mandat du peuple », a-t-il déclaré. Cela témoigne d’une dynamique politique en plein essor, alors que Delcy Rodriguez, la vice-présidente devenue présidente par intérim, a déjà rassemblé son premier conseil des ministres pour discuter de la réponse à la crise.
Les marchés réagissent aussi à cette tourmente. Le prix du pétrole a chuté de plus d'un pour cent, une réaction directe à la volatilité politique qui entoure cette opération militaire. Les experts économiques avertissent que cette situation pourrait avoir des répercussions à long terme sur l’économie vénézuélienne déjà affaiblie.
Les réactions internationales ne se sont pas faites attendre. Gustavo Petro, président colombien, a dénoncé l’arrestation de Maduro comme un « enlèvement sans base légale ». Pendant ce temps, des ONG argentines demandent l’extradition de l’ancien président pour qu'il fasse face à des accusations de crimes contre l'humanité.
Les partisans de Maduro, déterminés à défendre leur président, ont organisé des manifestations massives à Caracas, scandant des slogans tels que « Libérez notre président ». Ces rassemblements sont significatifs d'un pays aux abois, où les tensions politiques et sociales s'intensifient jour après jour. Pour plus d'informations sur cette crise dramatique, des sources comme Le Monde et France 24 continuent de couvrir les évolutions sur le terrain.







