Paris (France) - Dans un contexte de tensions croissantes tant au niveau national qu'international, le Premier ministre Sébastien Lecornu a instamment demandé aux parlementaires de parvenir à un consensus sur le budget 2026 d'ici la fin du mois. L'appel à l'unité est motivé par les mouvements de colère des agriculteurs et des médecins, tout en tenant compte des enjeux mondiaux, notamment la situation incertaine au Venezuela, exacerbée par les récents développements avec Donald Trump.
Face à une possible agitation sociale, Lecornu a réaffirmé la nécessité d'un budget voté rapidement. « Il est crucial que le monde agricole obtienne des réponses dès janvier », a souligné sa porte-parole Maud Bregeon lors d'une interview sur BFMTV-RMC, ajoutant que des mesures fiscales seraient mises en place même en l'absence de budget définitif.
Les ministres concernés, notamment Catherine Vautrin (Armées) et Annie Genevard (Agriculture), étaient présents lors du traditionnel petit-déjeuner de rentrée à Beauvau, où Lecornu a insisté sur l'importance d'actionner le budget pour apporter des solutions durables. « Le climat mondial est devenu plus difficile, et la France doit se préparer à un réarmement militaire », a exposé Vautrin, en référence à la hausse de 6,7 milliards d'euros prévue pour les crédits militaires dans le contexte actuel.
Pour que cet effort ne se solde pas par un échec, Lecornu a exhorté les partis d'opposition, notamment la droite sénatoriale, à faire preuve de bonne volonté. Les discussions avec le Parti socialiste (PS) pourraient aboutir à des compromis, permettant ainsi le recours à l'article 49.3 de la Constitution pour faire passer le budget sans censure.
Les experts s'accordent à dire que la situation exige des compromis rapides. Philippe Merle, analyste politique à l’Institut Montaigne, a souligné : « La France est à un carrefour. La gestion budgétaire ne peut plus être une question de populisme, mais stratégique pour garantir la stabilité économique. » Cette situation nécessite un dialogue constructif, comme l’a exprimé Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes : « Le gouvernement doit maintenant faire preuve d'ouverture. »
Alors que les ministres des Finances s’apprêtent à rencontrer divers groupes parlementaires pour discuter des lignes directrices du budget, les enjeux sont plus que jamais palpables. « Il est impératif de trouver un terrain d’entente, sinon la France pourrait se retrouver dans une impasse budgétaire », a averti Roland Lescure.
Dans ce contexte délicat, le Premier ministre mise sur une coalition transpartisane capable de porter des solutions concrètes. La situation demande aussi à chaque acteur politique de prendre ses responsabilités, comme l’a indiqué Lecornu lors d'une récente déclaration à Matignon.







