Emmanuel Macron a pris position ce 5 janvier 2026 en faveur de l'inscription des bistrots et cafés français sur la liste du patrimoine immatériel de l'Unesco. Lors de la traditionnelle remise de la galette de l'Épiphanie au palais de l'Élysée, il a souligné l'importance de ces établissements dans la transmission du savoir-faire gastronomique français.
Pour le président, ces lieux emblématiques ne sont pas uniquement des points de restauration, mais des « passeurs du temps ». Ils jouent un rôle central dans la culture française, en étant à la fois des espaces de convivialité et des vitrines du savoir-faire gastronomique traditionnel. Macron a rappelé que les bistrots et cafés contribuent à la vente de produits emblématiques tels que les croissants et les baguettes, tout en se montrant à l'avant-garde des pratiques culinaires modernes.
L'initiative a été lancée par l'association des Bistrots et Cafés de France en 2024, visant à préserver cette tradition vivante. Selon cette association, « les bistrots et cafés de France sont des passeurs du temps, traversant les siècles et reliant les générations ». Ce combat pour leur reconnaissance s’inscrit dans une dynamique plus large. En 2022, la baguette française a elle-même été inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité, affirmant l’importance des traditions culinaires dans la culture française.
En parallèle, Emmanuel Macron a évoqué la controverse autour de l'ouverture des commerces le 1er mai. Il a proposé une législation qui permettra aux boulangeries et autres commerces alimentaires d'ouvrir ce jour férié, en respectant les droits des employés et en garantissant une rémunération adéquate. Cette question a suscité des débats au sein des syndicats et a mis en relief le désir de maintenir un équilibre entre le patrimoine culturel et les réalités économiques modernes.
Les bistrots sont non seulement des repères culturels, mais aussi des lieux de rencontre. Une récente étude commandée par l'association des Bistrots et Cafés de France a révélé que 78 % des Français considèrent ces établissements comme essentiels à leur cadre de vie. L'influence de ces lieux sur le vivre-ensemble et le lien social est indéniable, et leur inscription au patrimoine de l'Unesco serait une étape majeure dans la reconnaissance de leur rôle culturel.
Comme l'affirme le chef de l'État, « il faut donner une impulsion à ce patrimoine vivant », et il est clair que cette démarche pourrait aussi renforcer le tourisme en France, un secteur déjà bien développé. Les bistrots, en étant désormais reconnus comme un élément culturel à préserver, pourraient attirer encore plus de visiteurs désireux de découvrir l'essence même de la culture française.







