Un drame s'est récemment abattu sur Crans-Montana, en Suisse, suite à l'incendie d'un établissement fréquenté par de nombreux jeunes. Ce tragique événement remet en question les normes de sécurité en vigueur au sein du Constellation, un bar-discothèque qui semblait, d'après ses gérants, répondre aux exigences réglementaires. Jacques Moretti, le dirigeant de l'établissement, a affirmé dans la presse suisse que des contrôles avaient été effectués à trois reprises au cours des dix dernières années, sans qu'aucune anomalie ne soit signalée.
Toutefois, cette affirmation est contestée par l'avocat de quatre victimes, Sébastien Fanti, qui souligne que selon la législation, une vérification devrait être faite chaque année et s'interroge sur la légalité de la présence de nombreux mineurs dans le bar ce soir-là. "Il est incompréhensible que ceux qui ont géré cet établissement puissent encore être en liberté après la perte tragique de tant de vies", a-t-il déclaré.
En 2015, des travaux importants avaient été réalisés pour transformer le sous-sol du bar en salle de danse. Deux issues étaient censées être disponibles : un escalier et une porte face à l'extérieur. Cependant, les enquêteurs ont révélé que cette dernière était dissimulée derrière un fumoir, compromettant ainsi son accessibilité en cas d'urgence. Gian Lorenzo Cornado, ambassadeur d’Italie en Suisse, a exprimé de vives préoccupations sur le manque de signalisation et la configuration dangereuse du lieu.
L'enquête s'intéresse également à un matériau insonorisant qui recouvre le plafond et les murs de la discothèque, faisant l'objet de critiques depuis plusieurs années en raison de ses risques potentiels en cas d'incendie, comme le rapporte le site d'informations Le Monde. Des experts incendie, tels que Hervé Bazin, affirment qu'un revêtement conforme aux normes ne devrait pas s'enflammer facilement. "Si les normes sont respectées, le risque d'embrasement est minime", a-t-il précisé.
Alors que l’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes de l’incendie, les gérants du Constellation, bien qu'accusés d'homicide par négligence, se déclarent dévastés par ce drame et prêts à coopérer. À l'heure actuelle, ils restent présumés innocents tandis que la lumière doit être faite sur de potentielles défaillances en matière de sécurité dans un contexte où la vie de tant de jeunes a été tragiquement interrompue.







