Beyrouth (Liban) - Les autorités syriennes ont catégoriquement nié les allégations concernant un "incident sécuritaire" visant le président Ahmad al-Chareh. Cependant, des sources fiables rapportent qu'une fusillade a eu lieu le 30 décembre au palais présidentiel à Damas.
Depuis la semaine dernière, les réseaux sociaux s'emballent avec des spéculations sur des tirs dans le palais présidentiel, coïncidant avec l'absence en public de Chareh. Cependant, une vidéo diffusée récemment montre le président effectuant des achats à Damas, brandissant les nouveaux billets syriens récemment mis en circulation.
Noureddine al-Baba, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a qualifié ces informations de "totales diffamations" sur la plateforme X, affirmant : "Nous démentons avec force ces allégations". Malgré cela, un diplomate ayant requis l'anonymat a confirmé qu'une fusillade a eu lieu au palais, tandis que Rami Abdel Rahman, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, évoque une "fusillade de plusieurs minutes" qui aurait blessé des personnes présentes.
Selon des sources proches de l'incident, le tir serait le résultat d'une "dispute interne" au sein des membres du personnel du palais, et non une attaque dirigée contre Chareh lui-même. Le président Chareh n'est pas apparu en public depuis son annonce des nouveaux billets bancaires le 29 décembre, marquant également un changement symbolique en n'affichant plus le visage de l'ancien président Bachar al-Assad.
Ces événements soulèvent des questions sur la sécurité au sein du régime et la dynamique interne alors que des tensions demeurent élevées. En attendant, la propagande se répand sur les réseaux et des observateurs internationaux suivent cette affaire de près.







