Keir Starmer, premier ministre britannique, se trouve en position délicate après la victoire d'Andy Burnham lors d'une récente élection partielle. Selon plusieurs médias britanniques, il pourrait annoncer son départ d'ici ce lundi, intensifiant les débats sur la survie de son mandat.
Andy Burnham, maire du Grand Manchester et figure montante au sein du Parti travailliste, sera officiellement investi député dans l'après-midi. Ce développement renforce la possibilité qu'il succède à Starmer, dont la popularité est en chute libre.
Alors que Starmer avait exprimé sa volonté de rester en poste lors d'une déclaration vendredi, la pression pour son départ ne fait qu'augmenter. Des journalistes sont déjà postés devant Downing Street, attendant une prise de parole qui pourrait definir l'avenir politique du Royaume-Uni.
Une démission sous haute tension
Le Guardian a rapporté que Starmer « pourrait faire une annonce concernant sa démission » face à l'appel croissant d'une centaine de députés du Labour pour qu'il cède la place. La BBC a souligné que des signes indiquaient qu’une décision serait imminente.
Sky News rapporte que certains membres influents, dont Yvette Cooper, ministre des Affaires étrangères, ont encouragé Starmer à fixer une date pour son départ. L'ex-président américain Donald Trump a même commenté la situation, affirmant sur Truth Social que Starmer « échoue lamentablement » dans la gestion de crises clés.
Un horizon incertain
Bien que certains spéculent que Starmer pourrait temporairement rester en fonction jusqu'à la fin de l'été, la situation actuelle pourrait mener à une instabilité politique sans précédent. Le Royaume-Uni pourrait alors voir son septième premier ministre en une décennie. Les attentes étaient élevées lorsqu'il a pris ses fonctions après une victoire écrasante en 2024. Cependant, les performances économiques et la crise du coût de la vie ont terni ses débuts prometteurs.
Starmer, ex-avocat de 63 ans, a interpellé ses conseillers ce week-end, réfléchissant sur l'avenir du Labour et du pays. Des commentaires sur les erreurs de gouvernance, comme la nomination controversée de Peter Mandelson, alourdissent son bilan.







