Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, se rend aux Canaries pour piloter l'évacuation des passagers du paquebot MV Hondius, touché par l'hantavirus. Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, cette évacuation devrait se dérouler entre dimanche midi et lundi, profitant d'une fenêtre météo favorable.
En réponse à la situation, l'OMS a enregistré six cas confirmés d'hantavirus sur huit suspects, incluant les décès d'un couple néerlandais et d'une ressortissante allemande. La croisière a fait escale au Cap-Vert mercredi dernier, avec trois passagers débarqués pour des soins. Ces informations soulignent la gravité du virus, qui ne dispose ni de vaccin ni de traitement.
L'évacuation sera également l'occasion de coordonner les efforts des ministères de la Santé et de l'Intérieur. Les responsables espagnols affirment que la situation est actuellement maîtrisée, rassurant la population : "le risque de propagation est extrêmement faible". Christian Lindmeier, porte-parole de l'OMS, a déclaré : "Ce virus peut être dangereux, mais le danger est principalement pour ceux qui sont déjà infectés. Ce n'est pas comparable à la rougeole, où une simple toux peut contaminer de nombreuses personnes autour".
Le MV Hondius, opéré par Oceanwide Expeditions et ayant quitté Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril, continue de naviguer vers Tenerife, avec un départ prévu dimanche. Les autorités sanitaires locales ont indiqué que les risques de contagion à Ushuaïa sont négligeables, rassurant ainsi les spécialistes et les passagers potentiels.
Les passagers et l'équipage restants sont à l'heure actuelle soumis à un suivi rigoureux. Bien qu'aucun cas suspect n'ait été rapporté parmi les 147 passagers, un délai d'incubation de jusqu'à six semaines nécessite des précautions continues.
Implémentant des mesures de sécurité, les États-Unis envisagent également un vol d'évacuation pour leurs citoyens à bord. Pendant ce temps, des cas suspects surgissent à travers le monde, notamment au Royaume-Uni, où un ressortissant britannique est classé comme suspect après avoir été en contact avec le MV Hondius.
Les mesures préventives sont renforcées internationalement, avec le filtrage et les tests des voyageurs ayant interagi avec les passagers du navire. L'OMS continue de suivre la situation de près, promettant des mises à jour régulières.







