L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé, le 8 mai, que le risque de propagation de l’hantavirus pour la population globale demeure « absolument faible » après l’apparition de cas sur le navire de croisière MV Hondius, qui a vu la mort de trois passagers. Le porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, a déclaré lors d'une conférence de presse à Genève : « Ce virus est dangereux, mais seulement pour les individus réellement infectés. La probabilité d'infection pour le grand public est extrêmement faible. » Il a également noté que des personnes en voisinage immédiat d’un patient contaminé n’ont pas contracté le virus.
Une situation sous contrôle à bord du MV Hondius
Le MV Hondius, qui a quitté Ushuaïa en Argentine le 1er avril, fait actuellement route vers Tenerife, dans les Canaries. Selon les informations, il n’y aurait plus aucun cas suspect à bord parmi les 150 passagers, bien qu’un délai d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines engage à la prudence. La situation à bord est surveillée de près après que l'OMS a été alertée du décès de ces passagers, dont la cause présumée était l’hantavirus.
Le hantavirus se transmet généralement à travers les rongeurs infectés, par l’urine, les excréments ou la salive. Toutefois, la souche identifiée sur le MV Hondius, l'hantavirus Andes, est moins courante et peut également se transmettre d'homme à homme.
Des mesures sanitaires en cours
Des efforts sont déployés par les autorités sanitaires de plusieurs pays pour localiser les personnes ayant été en contact avec les victimes afin qu'elles soient testées et mises à l’isolement si nécessaire. Notamment, une hôtesse de l'air de KLM, qui avait côtoyé une passagère infectée, a été testée négative, ce qui représente une bonne nouvelle. Néanmoins, une femme ayant voyagé sur le même vol que le patient a connu des symptômes compatibles avec le virus et a été hospitalisée à Valence.
En Grande-Bretagne, l'Agence nationale de sécurité sanitaire a signalé un cas suspect parmi un homme de Tristan da Cunha, une île isolée où le MV Hondius a accosté. Cela rappelle la nécessité de vigilance, mais également la probabilité faible de propagation.
À ce jour, plusieurs patients se trouvant dans différents pays, dont la France et l'Allemagne, ont été mis sous surveillance via des tests ; un ressortissant français, récemment isolé après avoir pris un vol avec un cas confirmé, a également été testé négatif, comme l'a rapporté le ministère de la Santé.







