Le 9 mai 2026, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), se rend aux Canaries pour superviser l'évacuation des passagers du paquebot MV Hondius, qui a été frappé par l'hantavirus. Cette opération est prévue entre dimanche midi et lundi, en raison de conditions météorologiques favorables.
Selon un dernier rapport de l'OMS, on dénombre six cas confirmés, incluant des passagers néerlandais et une ressortissante allemande décédés. Trois personnes ont déjà été évacuées vers le Cap-Vert mercredi dernier. Le directeur de l'OMS travaillera en collaboration avec les ministres espagnols de la santé et de l'intérieur sur l'île de Tenerife pour coordonner les efforts d'évacuation et les mesures de contrôle sanitaire.
Christian Lindmeier, porte-parole de l'OMS, a tenu à rassurer la population en affirmant que le risque de propagation mondiale de l'hantavirus demeure "absolument faible". Il a précisé que ce virus, bien que dangereux pour ceux qui sont infectés, ne représente pas une menace générale. "Ce n'est pas comparable à la rougeole ou au Covid-19; l'infection nécessite un contact rapproché", a-t-il ajouté.
Un virus connu mais rare
Le MV Hondius, appartenant à la société néerlandaise Oceanwide Expeditions, a quitté Ushuaïa en Argentine le 1er avril. Les autorités de la province de la Terre de Feu, où a commencé le voyage, ont indiqué que le risque de contamination à cet endroit est pratiquement nul.
Actuellement en route vers Tenerife, le bateau est sous une alerte sanitaire internationale depuis que l'OMS a été informée de la mort de passagers en lien avec l'hantavirus. Ce virus, généralement transmis par des rongeurs, a fait l'objet de préoccupations particulières en raison d'une variante rare, l'hantavirus Andes, qui permet une transmission entre humains.
Le délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines exige une vigilance accrue, bien que, selon les données récentes de l'OMS, il n'y ait plus de cas suspects à bord des 147 passagers restants.
En Asie, deux résidents de Singapour ayant voyagé à bord ont été testés négatifs après avoir été en quarantaine. De même, une hôtesse de l'air ayant été en contact avec une passagère néerlandaise a également obtenu un résultat négatif a rapporté l'agence de santé néerlandaise. Cependant, un autre cas suspect a été identifié parmi les passagers, selon des informations provenant du Royaume-Uni et d'autres pays européens.
Les autorités continuent d'identifier et d'isoler les contacts potentiels des personnes touchées, avec des mesures de précaution mises en place dans plusieurs pays. Tandis que l'OMS continue de travailler sur le terrain, la communauté sanitaire internationale reste en alerte. Les États-Unis préparent par ailleurs une évacuation aérienne pour leurs ressortissants encore à bord du navire.







