Alors que le MV Hondius, un bateau de croisière, fait route vers Tenerife après des cas d'hantavirus parmi ses passagers, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est exprimée pour apaiser les craintes. Lors d'une conférence de presse à Genève, un porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier, a déclaré que le risque de transmission du virus était extrêmement faible pour la population générale.
« Ce virus est dangereux uniquement pour les personnes contaminées, mais il ne se transmet pas facilement », a-t-il assuré. En effet, même parmi les passagers ayant partagé une cabine avec une personne infectée, certains ne semblent pas avoir contracté le virus. Lindmeier a fait une comparaison rassurante : « Ce n'est pas du tout comme la rougeole. Les risques de contagion nécessitent un contact très rapproché. »
Le MV Hondius, parti d'Ushuaïa, est sous surveillance après le décès de trois passagers liés à l'hantavirus. Le dernier bilan de l'OMS mentionne cinq cas confirmés, dont trois suspectés. Toutefois, une hôtesse de l'air de KLM, qui avait été en contact avec une passagère malade, a été testée négative, ce qui témoigne de la faible transmissibilité du virus.
De plus, des cas suspects ont été rapportés en Grande-Bretagne, où une agence sanitaire locale a alerté sur un nouveau cas potentiel lié au foyer du navire. Cela met en lumière l'importance de la surveillance continue, comme le fait remarquer le UKHSA.
Lindmeier a ajouté que pour les passagers ayant fait escale à Saint-Hélène, « le risque est minime, voire nul ». Les résultats des tests négatifs parmi ceux ayant eu des contacts rapprochés renforcent cette assurance. Plusieurs experts, dont ceux de Santé publique France, confirment également que le degré de contagion de l'hantavirus est relativement bas, ce qui devrait rassurer les personnes concernées.
Finalement, des personnes en observation sont suivies dans plusieurs pays, y compris en Allemagne et aux Pays-Bas, mais les experts restent optimistes quant à la situation.







