En visite près de Bourges, le ministre de l’Intérieur a présenté son projet de loi pour réprimer les événements musicaux illégaux.
Lors d'une free party sur un terrain militaire à Cornusse, près de Bourges, les organisateurs ont cherché à faire entendre leur désaccord avec le projet de loi "Ripost". Ce dernier, actuellement en cours d’examen, vise à instaurer un délit pour l'organisation de tels événements. En réaction, le ministre Laurent Nuñez a affirmé que cela allait « renforcer la détermination du gouvernement à mieux réprimer ce type d’organisation sauvage », comme le rapportent plusieurs médias, y compris La Nouvelle République.
Survolant les lieux en hélicoptère, le ministre a souligné une affluence maximale de 17 000 personnes. Il a précisé que tous ceux qui participaient à ce "Teknival" seraient « verbalisés à double titre » pour avoir accédé à un site militaire et avoir pris part à un rassemblement illégal. « La réponse, c’est la fermeté et la dissuasion. Je crois beaucoup à la sanction renforcée pour ce type d’événement », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de durcir les sanctions afin de décourager ces rassemblements.
Le ministre a également mentionné que la confiscation du matériel sonore serait une priorité, un geste déjà mis en œuvre dans des situations similaires. Lorsqu'interrogé sur l'absence d'intervention des forces de l'ordre, il a expliqué que la responsabilité de l'État était de ne pas engendrer un trouble à l'ordre public plus important que celui qu'il cherchait à prévenir.
Un obus découvert
Dimanche après-midi, alors que les participants commençaient à disperser, la Direction de l’armement a été contrainte d'intervenir suite à la découverte d'un obus à proximité du site. Selon les données des autorités, 54 personnes ont nécessité des soins médicaux depuis le début de cet événement. En outre, environ 250 contraventions pour rassemblement illégal ont été délivrées, liées à 75 infractions pour détention de stupéfiants et 150 pour des violations du Code de la route.
Avec AFP







