Un pétrolier, identifié comme l'Eureka, a été détourné samedi par des hommes armés au large de la province de Chabwa au Yémen. Selon les rapports des garde-côtes yéménites, ces individus non identifiés ont pris le contrôle du navire avant de le diriger vers le golfe d'Aden, en direction des côtes somaliennes.
La menace maritime dans cette région s'est intensifiée, avec le centre JMIC ayant récemment reclassé le niveau de danger au large de la Somalie à « important » suite à une série d'attaques contre des navires, les premières du genre depuis plusieurs mois. La dernière opération de piraterie a soulevé des inquiétudes quant à la sécurité maritime dans une zone déjà instable.
Les autorités affirment que des efforts sont en cours pour suivre le pétrolier et protéger son équipage, bien qu'elles n'aient pas précisé le nombre de personnes à bord. Afrik 21 rapporte que le pétrolier Eureka transportait des produits raffinés et naviguait sous pavillon togolais.
Un contexte menaçant
Les côtes yéménites sont sous haute surveillance, mais le gouvernement reconnu internationalement ne contrôle qu'une partie du pays, de vastes régions étant aux mains des rebelles houthis. Ces derniers ont souvent ciblé des navires, notamment ceux qu'ils soupçonnent d'être associés à Israël, renforçant la dangerosité de cette zone maritime. Le littoral somalien, déjà fragile après plus de 30 ans de conflits, s'étend le long d'une des voies maritimes les plus fréquentées du monde.
Bien qu'il y ait eu une forte réduction de la piraterie après un pic en 2011, grâce aux efforts internationaux, de nouveaux cas, tels que le détournement du Honour 25 et du M/V Sward en avril dernier, remettent en question la sécurité maritime. Les forces de sécurité du Puntland évoquent une nouvelle approche criminelle opportuniste pour ce dernier incident, alors que la situation au Moyen-Orient complique davantage le trafic maritime, notamment avec la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.







