Lors de sa visite aux Bermudes, un territoire britannique situé dans l'océan Atlantique, le roi Charles III a mis en lumière la mémoire de l'esclavage, un sujet épineux pour la monarchie britannique. Ce dernier a reconnu que des demandes d'excuses avaient été formulées par plusieurs pays ayant subi les conséquences de la traite. Toutefois, la famille royale n'a pas encore émis d'excuses officielles.
Au cours de sa première journée sur ces îles, le roi a fait référence à cet héritage historique lors d'une réception au gouverneur, soulignant que c'était la première fois qu'un roi régnant visitait les Bermudes en 400 ans d'histoire. "C'est avec un grand regret que je constate qu'il a fallu si longtemps pour célébrer ce moment", a déclaré Charles III, suscitant des rires parmi ses interlocuteurs. Sa défunte mère, la reine Elizabeth II, avait déjà visité les Bermudes, mais ce déplacement marque une étape importante pour le nouveau souverain.
Un moment marquant de cette visite a été la participation du roi à des danses traditionnelles, où des danseurs en costumes colorés ont présenté des éléments de leur folklore—un mélange d'influences africaines, amérindiennes et caribéennes. Ces événements étaient beaucoup plus qu'une simple célébration : les masques utilisés rappelaient une époque où les Danses publiques étaient interdites aux esclaves, qui se cachaient ainsi pour exprimer leur culture.
Charles III a également visité une exposition au musée national des Bermudes, qui met en lumière la terrible histoire de l'esclavage, présentant des artefacts tels que des colliers de fer des années 1500. Plusieurs pays d'Afrique et des Caraïbes souhaitent à présent recevoir des compensations ou, à tout le moins, une reconnaissance de ce passé sombre. Ce contexte n’a pas échappé au roi, qui, bien que prudent dans ses propos, n'a évité aucune allusion à ces revendications légitimes.
D'un autre côté, le roi a récemment effectué une tournée aux États-Unis, où il a reçu un accueil chaleureux, culminant avec son discours au Congrès. Considéré comme un moment historique, ce discours a permis au roi de plaider pour des valeurs partagées entre le Royaume-Uni et les États-Unis face aux crises contemporaines, tout en rappelant l'importance d'une coopération forte dans un monde en mutation rapide.
Cela étant dit, reste à savoir comment ce déplacement marquera les relations entre la monarchie britannique et les nations ayant subi l’atrocité de l’esclavage. Les attentes de vérité et de réconciliation perdurent, renforcées par des décennies de douleurs historiques et de luttes pour la justice.







