Sept ans après cette tragique perte, Sébastien Dupuis, le père d'Évaëlle, se présente devant les médias en exprimant sa colère mais aussi son esprit combatif, prêt à mener cette nouvelle bataille judiciaire.
Ce jour-là, à Herblay, Évaëlle a mis fin à ses jours après avoir été victime de harcèlement scolaire. Selon son père, l'enseignante de français a également contribué à son mal-être, en l'humiliant et en négligeant le harcèlement exercé par d'autres élèves. "L'enseignante avait une fixation sur ma fille, ses comportements étaient inacceptables", a-t-il déclaré. Des témoignages d'autres élèves corroborent ses dires : "Évaëlle semblait être au centre d'une attention malsaine en classe", confie un camarade.
"La professeure s'est rendue coupable de harcèlement en mettant ma fille dans une situation difficile", ajoute Sébastien Dupuis.
La situation est d'autant plus alarmante que c'est rare qu'un enseignant soit directement impliqué dans une affaire de harcèlement scolaire. L'enseignante, qui enseigne le français, a été relaxée lors du premier procès, mais cette décision a été contestée par le ministère public.
Une défense toujours ferme
À l'approche du second procès, Sébastien Dupuis reste prudent tout en demeurant déterminé. "Je suis toujours en colère", a-t-il exprimé, reflétant une détermination farouche à obtenir justice pour sa fille.
La professeure maintient sa position, affirmant que le drame qu'ont vécu les parents d'Évaëlle est tragique, mais qu'elle n'a aucune part de responsabilité dans son mal-être. "Les accusations portées contre moi ne tiennent pas", se défend-elle. Néanmoins, pour la mère d'Évaëlle, cette journée de cours dédiée au harcèlement scolaire a marqué sa fille de manière dévastatrice.
En première instance, le tribunal de Pontoise avait considéré que les éléments à charge étaient insuffisants, évoquant des comportements que l'enseignante pouvait justifier en tant qu'autorité en classe. Pourtant, cette affaire soulève de nombreuses questions sur le système éducatif et la gestion du harcèlement scolaire en France.
Un appel à la réflexion et à l'action s'impose face à cette tragédie. Chaque voix compte dans la lutte contre le harcèlement scolaire. Afin d'assurer que de telles situations ne se reproduisent plus, les écoles doivent impérativement renforcer leur politique de prévention et de soutien pour les victimes.







