PODCAST - Le 7 avril 2015, Suzanne Bailly s'effondre chez elle, piégée par un poison mystérieux. Par chance, son voisin Gabriel Marino intervient à temps, avertissant les secours. "Enquêtes Criminelles" plonge dans cette affaire hallucinante d'empoisonnement.
Cannes, 7 avril 2015. Gabriel Marino reçoit un appel de sa voisine, la nonagénaire Suzanne Bailly. Son état est alarmant : incohérente et souffrante, elle nécessite une aide immédiate. Gabriel, inquiet, se rend directement chez elle. En attendant les secours, il se sert un verre d'eau. Soudain, l'homme devient lui aussi la victime d'un malaise inquiétant.
Après l'hospitalisation de Suzanne, Gabriel retourne chez lui, mais se rend vite compte qu'il ne peut plus bouger et peine à respirer. "J'étais perdu, j'ai pensé que c'était la fin", confie-t-il lors de l'émission Enquêtes criminelles. De nouveaux examens révèlent une vérité choquante : Suzanne et Gabriel ont tous deux été empoisonnés à l'atropine, un puissant antispasmodique.
Les enquêteurs découvrent une bouteille d'eau dans la cuisine de Suzanne, révélant des traces du poison à des niveaux alarmants. Qui pouvait avoir autant d'intérêt à causer l'empoisonnement de cette dame aimée de tous ? Les pistes sont floues.
Sur le moment, j'avoue que je ne voulais même pas y croire
Evelyne, nièce de Suzanne Bailly
L'affaire prend une tournure sombre lorsqu'un homme, Olivier Cappelaere, attire l'attention des enquêteurs. Âgé de 45 ans, celui-ci avait acheté l'appartement de Suzanne en viager, avec la privation de propriété jusqu'à sa mort. Les versements mensuels étaient un soulagement financier pour un homme aux prises avec des difficultés économiques. La question se pose : a-t-il voulu précipiter la mort de la vieille dame pour s'approprier la propriété ?
Bien que décrit comme un homme attentionné, des liens troublants émergent. Deux ans avant l'incident, Olivier avait été en contact avec Jacqueline Imbert, une femme isolée de 92 ans, décédée dans des circonstances suspectes après lui avoir légué tous ses biens. Pour Evelyne, la nièce de Suzanne, les coïncidences deviennent trop nombreuses. "Je ne pouvais pas y croire, mais l’idée qu'il aurait pu être impliqué dans la mort de notre tante me hantait", confie-t-elle.
En 2020, la cour d'appel condamne Olivier Cappelaere à 25 années de réclusion pour l'empoisonnement de Suzanne et Gabriel. Puis, le 27 mai 2022, il est reconnu coupable et écopé d'une peine de réclusion à perpétuité pour le meurtre de Jacqueline Imbert.







