Ému par la découverte de trois suspects, dont un décédé, Thierry de Regnauld de la Soudière, ancien cantonnier, se bat depuis 1991 pour faire reconnaître que Didier Seignole a perdu la vie dans un guet-apens le 27 janvier 1994. Ce groupe d’individus aurait agi pour régler des comptes avec sa famille.
Regrettant que la justice n'ait pas pris sa voix en considération pendant des années, Thierry a affirmé : « Je ne demande pas une statue, mais juste que l'on sache qui est derrière cela, afin que son corps puisse enfin reposer auprès de son père, qui l'a cherché toute sa vie » (source : Sud Ouest).
Aucun intérêt décelable pour ce combat
Sans lien de parenté avec les Seignole, Thierry admet que son engagement n'a rien à voir avec des affinités personnelles, mais plutôt avec la douleur de toute famille touchée par une telle tragédie. Après avoir observé des comportements troublants parmi certains habitants, il a décidé de rapporter ses craintes aux autorités. « Malheureusement, peu m'ont cru », déplore-t-il, affirmant qu'une seule personne, un gendarme nommé Gérard Rouge, a vraiment prêté attention à son témoignage.
Après des décennies de silence, l'enquête a été relancée récemment par le pôle cold case de Nanterre, qui a identifié de nouvelles pistes et des suspects potentiels, impliquant un homme au passé criminel avéré. Thierry a eu l’occasion de s’exprimer lors de deux longues auditions, au terme desquelles il est sorti réconforté par la promesse faite au père de Didier Seignole d'explorer chaque piste jusqu'à faire éclater la vérité.







