Dans une affaire récente, deux fonctionnaires de la ville de Côme, en Italie, ont été épinglés pour avoir chronométré leurs heures de travail de manière frauduleuse. Selon le quotidien Ouest France, relayé par le média suisse Ticinonline, ces agents se faisaient mutuellement pointage pour pouvoir s’absenter de leurs activités professionnelles.
Cette situation, révélée par la Guardia di Finanza, l’autorité italienne en charge de l’évaluation financière, expose un système d’absentéisme organisé qui permettait à ces employés de profiter de leur temps pour faire du shopping en Suisse, réaliser des démarches administratives ou même assister à des rendez-vous médicaux. L’enquête, qui s’étale depuis 2025, a également révélé qu'ils auraient perçu des heures supplémentaires qu’ils n’avaient pas réellement effectuées.
Les deux fonctionnaires sont désormais poursuivis pour détournements de fonds, fausses déclarations, escroquerie aggravée et faux en écriture publique. Ce genre d'abus ancre une réalité inquiétante : l'absentéisme dans la fonction publique italienne représenterait un coût colossal de 12 milliards d'euros par an, selon des données gouvernementales.
Expert en ressources humaines, Marco Bellini suggère que la situation met en lumière la nécessité d'une meilleure surveillance et d'une gestion des ressources plus rigoureuse dans le secteur public. "Il est crucial de restaurer la confiance du public dans ces institutions," souligne-t-il lors d'un débat sur l'absentéisme en Italie. Ce cas est une occasion pour les responsables d’évaluer les mécanismes de contrôle en place pour prévenir de telles fraudes à l'avenir.







