Emmanuel Macron a chargé son gouvernement de réfléchir à de nouvelles taxes au niveau européen pour financer le budget de l'UE qui pourrait atteindre 2 000 milliards d'euros d'ici 2028, selon Politico.
Cette initiative risque d'inquiéter certains, notamment Donald Trump, qui a souvent brandi la menace de nouveaux droits de douane envers la France, si des concessions ne sont pas faites sur la taxation des grandes entreprises numériques américaines. Comme l'indique Politico, Macron cherche à influencer le futur budget européen 2028-2034, non seulement par le biais d’impositions sur les GAFAM, mais aussi sur d'autres acteurs pollueurs. Le chef d'État vise à alléger la pression fiscale sur les industries européennes tout en maîtrisant la dette française sans augmenter la contribution des États membres.
Quelles taxes alternatives ?
À l’approche de l’échéance de juillet 2025, la Commission européenne n'est pas parvenue à convaincre les États membres d'accepter un nouveau paquet fiscal. Emmanuel Macron tente ainsi d'injecter sa vision dans ce processus, cherchant des alternatives qui pourraient rallier l'accord des 27 pays membres. Des idées telles qu'une taxe carbone aux frontières ou sur les déchets électroniques n'ont pas été acceptées. De même, une taxe sur le tabac a subi le même sort.
L'Irlande prend les rênes
En parallèle, l'Irlande pourrait jouer un rôle clé dans la recherche de solutions avant le sommet de décembre, destiné à finaliser l'accord sur le budget européen. Sous la direction de Catherine Connolly, l'Irlande assumera la présidence du Conseil de l'UE à partir du 1er juillet. António Costa, président du Conseil européen, a déjà précisé que l'Irlande devra présenter des propositions ambitieuses et équilibrées concernant les nouvelles ressources d'ici octobre, continue Politico.







