Une atmosphère de choc et d'inquiétude s'est emparée du quartier Beauregard à Rennes suite à une plainte déposée par une mère. Cette dernière fait état de soupçons d'agression sexuelle sur sa fille de 3 ans, des faits qui auraient eu lieu durant le temps périscolaire à l’école Sonia-Delaunay.
Le parquet de Rennes a confirmé l'ouverture d'une enquête menée par la brigade des mineurs après que le CHU de Rennes ait signalé l'affaire le 10 juin. Frédéric Teillet, procureur, a appelé à la prudence, soulignant le jeune âge de la victime. L'audition de la fillette est prévue à nouveau dans les jours suivants par les équipes de l’Unité d’accueil pédiatrique enfant en danger (UAPED), qui se spécialisent dans l'écoute des mineurs, selon le journal Ouest-France.
Une réunion pour apaiser les inquiétudes
Face à l'angoisse des parents, une réunion d'urgence s'est tenue au sein de l’école, en présence de représentants de la ville et des services sociaux. Une cellule d'écoute psychologique va être mise en place pour accompagner les familles affectées par cette situation. Cependant, l'accueillir en périscolaire a été suspendu, plusieurs membres du personnel étant en arrêt depuis l'éclatement des rumeurs.
Ce climat déjà tendu est exacerbé par des plaintes de la part des parents, qui évoquent depuis plusieurs années des « difficultés profondes » avec la direction scolaire. Ils pointent du doigt un sentiment de jugement et de stigmatisation dont plusieurs familles se disent victimes. Dans ce contexte fragile, les événements récents font scandale, et les parents demandent des comptes, rapporte France Bleu.
Cette affaire soulève non seulement de graves interrogations sur la sécurité des enfants en milieu scolaire, mais aussi sur la gestion des conflits au sein de l'école. Les consultations avec des psychologues et des intervenants spécialisés vont s'intensifier alors que les enfants de l'établissement devront être impérativement protégés dans un cadre sécurisant.







