Les habitants de Champagnier, une commune au sud de Grenoble, ont dénoncé depuis 2020 des nuisances olfactives insupportables émanant d’une usine spécialisée dans la fabrication d’enrobés pour la voirie publique. Face à cette situation, la société GME a pris une décision radicale : démolir entièrement ses installations pour reconstruire un site plus moderne.
Cette initiative a été prise après de nombreuses années de discussions, souvent tendues, avec les riverains. Une résidente a témoigné des conditions de vie difficiles, qualifiant cette expérience d’“enfer” et évoquant des “odeurs terribles” au Dauphiné Libéré.
Des fenêtres closes
Les procédés de fabrication impliquent un mélange de granulats et de bitume à haute température, entraînant des odeurs si fortes qu'elles empêchent même les habitants d’ouvrir leurs fenêtres ou de profiter de leur terrasse. L'usine est installée aux Isles de Champagnier depuis 1987.
“GME a toujours généré des odeurs, mais jusqu'à la fermeture de Polyméry en 2006, cela passait inaperçu,” indique Florent Cholat, le maire de Champagnier. Ce n’est qu’après cette fermeture que les nuisances olfactives ont été réellement mises en avant, s’intensifiant depuis 2020.
Démarche écologique
Pour tenter d’atténuer le problème, GME a exploré plusieurs solutions, incluant des changements de matériaux et l’utilisation d’huiles essentielles à l’amande. Cependant, ces efforts ont été vains. En 2023, la direction de GME a finalement décidé de parier sur un renouveau total.
Pour un coût prévisionnel de 8 millions d’euros, l’entreprise lancera la démolition de ses installations actuelles pour ériger de nouvelles structures plus performantes et durables. La réouverture de cette usine modernisée est attendue pour mai 2027.







