Trente-deux ans après la disparition de Didier Seignole, la communauté de La Douze vit une nouvelle lueur d'espoir. Le mardi 2 juin, pour la première fois, trois hommes ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette affaire qui a profondément marqué le village d'un peu plus de 1.000 habitants. En effet, l'énigme persiste, mais les habitants commencent à croire en un possible dénouement.
La nouvelle s'est répandue telle une traînée de poudre à La Douze. Comme le souligne une retraitée, "On est un peu rassurés, mais qu'est-ce qu'on va trouver ? Je me demande si je connais ces personnes." Tout le monde a appris que ces trois suspects, originaires de la région, étaient entendus par la gendarmerie de Périgueux pour leur lien supposé avec la disparition de Didier Seignole, survenue en janvier 1994 après un entraînement de football.
Un poids sur la conscience du village
Malgré de multiples démarches d'investigation au fil des décennies, cette avancée marque un tournant. Comme l'affirme Dominique, une habitante de La Douze : "Si c'est vraiment eux, je me demande comment ils ont pu vivre pendant 32 ans avec cela." Ces hommes étaient en effet proches de "Cacali", principal suspect décédé, selon les informations rapportées par ICI Périgord.
La réouverture du dossier par le pôle cold-case de Nanterre en janvier a insufflé une nouvelle dynamique, les enquêteurs soupçonnant un guet-apens lié à des conflits de voisinage concernant un terrain familial. "Pourquoi lui ? Où est le corps ?", s'interroge Dominique, un reflet des pensées de nombreux habitants. La sœur de Didier, Lydia, a déclaré à ICI Périgord son souhait que l'enquête aboutisse à quelque chose de concluant.
Vers un dénouement possible ?
Les gardes à vue pourraient apporter des réponses - une lueur d'espoir pour la famille et les habitants de La Douze, qui souhaitent enfin lever le voile sur cette énigme judiciaire qui les hante depuis si longtemps. Thierry, ancien cantonnier à la Douze, exprime un sentiment partagé par beaucoup : "J'en rêve depuis 32 ans. Il est essentiel que la famille puisse faire son deuil." Alors que l'enquête se poursuit, les habitants espèrent que ces interrogations trouveront bientôt des réponses.







