Deux habitantes de Condat-sur-Trincou ont partagé leur douleur sur Facebook à travers une vidéo montrant l'état désolant de leur maison, louée pendant plus d'une décennie à la même locataire. La scène est frappante : débris de bouteilles éparpillés dans la cuisine, flacons vides dans la douche, et cartons de vêtements s'entassant dans le salon. Pierrette Jedrasiak et sa sœur Danièle Jarry n'auraient jamais imaginé un tel spectacle.
« C’est malheureusement le triste état dans lequel nous avons retrouvé notre maison », déclarent-elles, choquées par le choc visuel. Elles ajoutent que cette situation semble résulter d’un mélange dévastateur entre le syndrome de Diogène et l’alcoolisme. Les deux sœurs oscillent entre le désespoir et la colère face à ce qu’elles découvrent.
Pierrette et Danièle avaient hérité de ce bien de leurs grands-parents et avaient investi leur temps et leurs économies pour le rénover, avec l'aide de l'Agence nationale de l’habitat. « Nous avions pris soin de cette maison avec amour et dévouement », disent-elles, exprimant leur frustration devant tant de délabrement.
une découverte choquante
En ouvrant la porte, l'horreur s'est révélée. La maison était méconnaissable, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, couvert de saleté et d’encombrement. « Nous pensions que les couvertures tendues à la clôture étaient juste un simple décor. À quel point étions-nous naïves ? » confient-elles, soulignant qu’elles n'avaient jamais eu de raison de se méfier de cette locataire, qui avait pourtant un bon emploi dans une entreprise réputée.

un long combat judiciaire
Le cauchemar a duré deux ans. Alors que le bail de la locataire arrivait à expiration, celle-ci a refusé de partir, obligeant les sœurs à engager une procédure judiciaire. En mai 2023, elles lui ont demandé de quitter les lieux d'ici décembre, car leur neveu souhaitait emménager. Mais la locataire a fait la sourde oreille. En mars 2024, après une première décision défavorable pour cause de dossier incomplet, elles ont finalement obtenu gain de cause en appel un an plus tard.
Cependant, le départ de la locataire était contingent à celui de ses animaux, compliquant la situation. « Nous avons dû trouver une solution pour eux, et il a fallu du temps avant qu’elle n’accepte de les laisser partir », racontent-elles, amères.
La locataire a finalement quitté les lieux en avril, mais les sœurs ne pourront récupérer leur maison qu'en juillet, un témoignage poignant de l'abandon et du non-respect des engagements qui les frustre encore beaucoup.







