Le 16 avril 2024, une fusillade au Chemin-Bas-d’Avignon a blessé cinq personnes près du Pont de Justice, dont l'une sévèrement. Pour éclaircir cette affaire, la police judiciaire a procédé à plusieurs interpellations le mardi dernier.
La fusillade du Chemin-Bas-d’Avignon a retenu l'attention des autorités, qui s'efforcent de cerner les circonstances entourant ces tirs violents. La police a indiqué qu'un fusil d'assaut, probablement une Kalachnikov, pourrait avoir été utilisé, ravivant les craintes liées au trafic de drogue dans la région.
Tirs possibles à la Kalachnikov
Des investigations approfondies menées par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCOS) ont permis d’aboutir à plusieurs arrests. Cinq suspects ont ainsi été placés en garde à vue, et suite aux auditions, trois d'entre eux ont été présentés à un magistrat instructeur du tribunal judiciaire de Nîmes.
Le magistrat a non seulement interrogé les suspects, mais a également ordonné leur mise en examen pour diverses infractions graves, telles que la tentative d’homicide en bande organisée et l’association de malfaiteurs. Le parquet a demandé des mesures de détention, qui ont été accordées par le juge des libertés et de la détention.
Ces événements s’inscrivent dans un climat de tensions liées à une guerre de territoires entre groupes de narcotrafiquants, comme l’a souligné une source judiciaire. Des experts en criminalité organisée notent que ce type de violence est souvent le reflet d'une lutte pour le contrôle des flux de drogue.







