Un homme de 45 ans a été reconnu coupable d'agression sur sa compagne, de violences à l'égard de son patron et de vol d'argent dans l'église de Lalinde. Le tribunal correctionnel de Bergerac, qui a jugé l'affaire, a prononcé une peine de deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire.
Les faits, qui ont eu lieu les 13 et 14 mars, révèlent une spirale de violence exacerbée par l'alcool. Lors de son audition, le prévenu, décrit comme un « homme bon » par sa compagne, a tenté d'expliquer son comportement par son état d'ivresse. Il a ainsi agressé sa compagne en lui projetant les bras et en la maintenant sur le canapé, lui causant des ecchymoses et quatre jours d'interruption totale de travail. Celle-ci a déclaré désespérée : "Il ne me reconnaissait plus. J'ai cru qu'il allait me tuer." Sa fille a également témoigné des violences subies, tandis que l'homme, sous l'emprise de l'alcool, semble avoir perdu le contrôle de lui-même.
Le 14 mars, après avoir été hébergé par un prêtre du village, l'homme a profité de sa bonté en volant environ 200 euros de la quête et en vandaliseant l'église. Les chaises étaient renversées, et les bougies étaient éparpillées. Ce même jour, il s'est montré agressif dans un snack, frappant son patron et blessant involontairement un jeune garçon de cinq ans en projetant une chaise. Le procureur a requis que les violences soient requalifiées en "blessures involontaires," car la chaise avait été projetée vers le patron, témoignant des circonstances chaotiques de l'incident.
À la barre, le prévenu a exprimé son souhait d'une réhabilitation, affirmant qu'il allait changer de vie. Il a présenté une promesse d'embauche dans un hôtel à Sarlat, mais la présidente du tribunal a exprimé ses doutes quant à sa sincérité, rappelant que l'alcool ne doit pas être utilisé comme excuse. Son avocate, maître Corinne Perret, a quant à elle insisté sur la double personnalité de l'homme, dont le caractère change sous l'influence de l'alcool.
Le procureur a souligné que l'individu avait déjà été condamné à 13 reprises, signalant l'échec des alternatives à l'incarcération. En conséquence, il a été condamné à un suivi obligatoire, été astreint à des obligations de soins et de travail, et doit indemniser ses victimes. L'homme est également interdit de contact avec sa compagne et la famille de son patron, ainsi que de séjourner dans la commune de Lalinde. En plus de cette peine de prison, il devra s'acquitter d'une amende de 150 euros et verser 250 euros à la paroisse de Lalinde.
Alors que la lutte contre les violences domestiques et les comportements alcoolisés est en pleine lumière dans la société française, cette affaire soulève des inquiétudes quant à la réhabilitation des individus sous l'emprise de substances nocives. Les paroles de la victime résonnent comme un appel à la vigilance et à la solidarité face à ces comportements destructeurs.







