Samedi dernier, le distributeur automatique du boucher-charcutier Franck Serveau à Bouloire a été vandalisé pour la seconde fois en quelques mois. L'artisan se dit "ras-le-bol" de cette situation, comme il l'a confié à ICI Maine. En novembre dernier déjà, son appareil avait été attaqué.
Ce week-end, les vandales ont pris pour seulement 14,50 euros de produits : un burger et une andouille, mais les réparations s'élèvent à près de 1000 euros. "J'en ai un peu ras-le-bol", déplore Franck, "c'est pas juste le coût, c'est l'acharnement."
Il a décidé de renoncer à porter plainte, blasé par l'inefficacité de la justice face à ces actes. "Ça n'aboutit jamais", déclare-t-il, en suggérant que les agresseurs ne sont probablement pas des habitués de la zone. Sa clientèle fidèle est souvent alarmée par les actes de vandalisme, déplorant la dégradation de l'image de leur village.
"Je vais encore payer de ma poche pour réparer, mais ça pourrait bien être la fois de trop. Si ça continue, je devrai envisager de retirer le distributeur", souligne-t-il. Malgré son désespoir, il reste convaincu que son dispositif (qui rencontre un franc succès) mérite de continuer à servir la communauté. Pour contrer ces incivilités, des caméras de vidéosurveillance supplémentaires seront installées, espérant ainsi dissuader les malfaiteurs.
Il ajoute, en réfléchissant à l'impact que ces actes ont sur ses affaires : "On ne peut pas constamment être en train de réparer, surtout quand le produit fonctionne si bien !" Ce type de vandalisme pose ainsi une question cruciale : comment protéger les petites entreprises face à ce fléau croissant ?







