Serge de Miras a fait une découverte dévastatrice en mars dernier : sa maison familiale, située sur le boulevard des Plages à Anglet, a subi de graves dommages après l'expulsion de squatteurs l'année précédente. « Ils sont revenus pour se venger », déclare-t-il, convaincu que ces mêmes individus sont responsables de la destruction de son bien.
À son retour, il a constaté que l'avancée en bois à l'arrière de sa maison était complètement ravagée, les poutres ayant été arrachées et éparpillées au sol, laissant derrière elles un amas de tuiles. La toiture, en outre, présente des signes de dommages évidents.
Les squatteurs ont occupé sa maison pendant un an, jusqu’à leur expulsion par la police en novembre dernier. Serge, âgé de 63 ans, n'avait pas pu accéder à sa propriété depuis 2016 en raison d'un blocage lié aux droits de succession. L'absence de possibilité de vente due à un conflit avec sa sœur, également héritière, a aggravé la situation.
Lors d'une visite à son domicile, il a découvert également des traces d'occupation persistantes : « J'ai trouvé une dizaine de lits éparpillés et des traces de passages », confie-t-il. Des documents au nom des squatteurs ont été retrouvés dans sa boîte aux lettres, renforçant son sentiment de désarroi.
« Je suis expulsé de ma maison, je n’ai plus les clés et c’est à moi que l’on réclame la taxe d’habitation ! »
Une taxe d'habitation abracadabrante de 12 000 euros
La tristesse de Serge ne s'arrête pas là. Alors qu'il est expulsé de son propre logement, il reçoit un courrier des impôts lui demandant de régler 12 000 euros de taxe d’habitation pour les trois dernières années. « Je refuse de régler, d’autant que jusqu’à 2023, je bénéficiais d’un dégrèvement ! » s’indigne-t-il.
Serge, épuisé par ses combats judiciaires incessants contre sa sœur, Aline de Miras, a déposé près de quarante plaintes sans succès. Par ailleurs, Aline a également été condamnée dans d'autres affaires judiciaires et sera jugée sur des accusations d'escroquerie au mois de juin prochain.
Cette situation démontre combien les conflits familiaux peuvent être dévastateurs, exacerbés par un contexte juridique complexe et difficile. La lutte pour la restitution de ses droits sur la propriété s'annonce encore longue et semée d'embûches.







