Le maire de Plouasne, Michel Daugan, âgé de 79 ans, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire par la cour d'appel de Rennes ce 30 avril. Incarcéré depuis le 15 avril, il fait face à des accusations de violences ayant entraîné la mort d'une administrée, Catherine Josselin, une femme de 66 ans aux troubles psychiatriques.
Ce jour-là, Daugan et un adjoint avaient tenté de provoquer son hospitalisation d'office, sans respecter les procédures légales en vigueur. Lors d'une confrontation sur la voie publique, la situation a dégénéré, et la femme a été plaquée au sol, causant sa mort par asphyxie. Des experts médicaux ont confirmé que les circonstances entourant son décès étaient directement liées aux agissements violents durant l'incident.
Une décision au cœur de nombreuses interrogations
Dans un communiqué, l'avocat de l'élu, Jérôme Stéphan, a insisté sur le fait que la démission de Daugan de ses fonctions municipales a joué un rôle crucial dans la décision de la cour de le libérer sous certaines conditions. "Le risque de troubles à l'ordre public a été pris en compte. Il ne serait plus en position d'exercer ses fonctions d'élu", a-t-il expliqué.
Daugan a également exprimé son soulagement, déclarant : "Je suis content de tourner la page. Il est temps que je profite de la vie", comme l'a rapporté Ouest-France.
Une affaire aux ramifications inquiétantes
Daugan est mis en cause pour avoir ordonné des actes d'agression à l'encontre de Mme Josselin, soulignant les tensions croissantes autour de la gestion des cas de santé mentale en milieu rural. Des vidéos témoignant de l'incident ont été présentées aux enquêteurs, mettant en lumière des actions discutables de la part de l'élu.
Ce drame soulève des questions sur le rôle des élus face à des situations critiques et sur le traitement des personnes souffrant de troubles mentaux. Selon des experts, la gestion de tels cas nécessite de la prudence, des protocoles bien établis, et une sensibilisation accrue des élus aux questions de santé mentale.
Pour ce qui est de l'avenir de Daugan, il est désormais sous contrôle judiciaire et ne peut se rendre à Plouasne. Les prochaines étapes judiciaires de cette affaire promettent d'être scrutées de près par les observateurs, soulevant des débats importants sur la responsabilité et l'éthique au sein de la sphère publique.







