Ce jeudi, la Bourse de New York présente un tableau hétérogène, largement influencée par une nouvelle série de rapports financiers, en particulier provenant du secteur technologique, et par des données économiques révélatrices des impacts de la guerre au Moyen-Orient.
À 14H25 GMT, le Dow Jones gagne 1,05%, tandis que l'indice Nasdaq, avec sa forte concentration technologique, affiche une baisse de 0,45%, et l'indice élargi S&P 500 frôle la stabilité avec une légère progression de 0,06%.
Les marchés doivent aujourd'hui assimiler une véritable avalanche de résultats d'entreprises. Selon Art Hogan, analyste chez B. Riley Wealth Management, "c'est une période cruciale pour les grandes firmes du secteur technologique".
Quatre des 'Sept Magnifiques', ces poids lourds de la tech américaine, ont en effet dévoilé leurs performances financières mercredi après la clôture des marchés. Parmi eux, Alphabet se distingue en tant que grand vainqueur.
En effet, la maison mère de Google a largement surpassé les attentes, témoignant de son essor incontesté dans le domaine de l'intelligence artificielle. Son bénéfice net a presque doublé pour atteindre 62,6 milliards de dollars, avec un résultat par action de 5,11 dollars, bien supérieur aux prévisions de 2,78 dollars selon FactSet.
L'action Alphabet s'envole de 5,21%, atteignant 365,42 dollars, alors qu'elle avait précédemment touché un sommet historique, augmentant ainsi sa capitalisation boursière de plus de 200 milliards de dollars.
À l'inverse, Meta, la société mère de Facebook et Instagram, est pénalisée par l'annonce d'une augmentation majeure de ses dépenses, qui pourraient aller de 125 à 145 milliards de dollars cette année, principalement pour l'IA. Cette annonce a éclipsé ses résultats trimestriels solides, entraînant une chute de son action de 10,31%, pour s'établir à 600,11 dollars.
Le marché n’a pas non plus applaudi les performances d'Amazon (-1,74%) et de Microsoft (-5,58%), bien que ces entreprises aient une fois de plus affiché des résultats supérieurs aux prévisions.
En revanche, Qualcomm, spécialiste des composants électroniques, a vu son action grimper de 14% à 177,83 dollars, portée par la demande florissante de ses produits au sein des centres de données indispensables au fonctionnement de l'IA.
Apple, quant à elle, suscite l'attente avec ses résultats prévus pour ce soir.
D'un autre côté, les nouvelles données économiques apportent un éclairage supplémentaire sur la situation globale aux États-Unis. L'économie américaine a montré des signes de reprise au premier trimestre, en partie grâce à des investissements dans l'IA, enregistrant une croissance annualisée de 2%.
"Au début de l'année, les prévisions de croissance étaient proches de 3%, mais avec les chocs d'offre causés par le début du conflit en Iran, les estimations ont été ajustées à la baisse", souligne Art Hogan.
Ce conflit a également contribué à une accélération de l'inflation aux États-Unis, avec un indice PCE affichant une hausse de 3,5% sur un an en mars, contre 2,8% le mois précédent.
Ces indicateurs n'ont pas intensifié la tension sur le marché obligataire, qui bénéficie d'une baisse des prix du pétrole. À 14H20 GMT, le rendement des emprunts d'État américains à dix ans reculait à 4,40%, par rapport à 4,43% la veille.
Sur le marché, Caterpillar, fabricant d'engins de chantier, profite de ses résultats meilleurs que prévu avec une croissance de 22% de son chiffre d'affaires, affichant une hausse de 9,49% à 886,94 dollars.







