20 Minutes avec agence
Le 31 mars 2026, un homme de 25 ans a été interpellé à Nantes et traduit devant la justice le 3 avril pour exercice illégal de la médecine, escroquerie en bande organisée, usage de faux, association de malfaiteurs et blanchiment. Il est suspecté d'avoir distribué des arrêts maladie frauduleux via une plateforme en ligne, selon Le Parisien.
Alertée par plusieurs dénonciations, la justice a découvert une plateforme en ligne mettant en avant un médecin fictif. Selon des sources judiciaires, le suspect n’a pas tenté de cacher ses activités illégales. "L'attrait du profit était son principal moteur, au point qu'il dénonçait d'autres escrocs pour éliminer la concurrence", a précisé une source proche de l'enquête.
Détention provisoire
Il aurait vendu plus de 44 000 faux arrêts maladie à un prix de 21 euros chacun, totalisant presque un million d'euros de bénéfices. Lors des perquisitions, les autorités ont saisi des téléphones et divers équipements informatiques. Le mis en cause, sans antécédents judiciaires, a admis ses actes, affirmant qu'il tirait un revenu de 49 000 euros mensuels de cette escroquerie. Il a été placé en détention à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis.
Cette affaire survient dans un contexte où l'État veut intensifier la lutte contre les fraudes en matière d'arrêts maladie. Un projet de loi visant à mettre fin aux renouvellements par téléconsultation a été adopté récemment par l'Assemblée nationale.







