Le tribunal des affaires économiques de Marseille a approuvé la reprise de JOTT, la célèbre marque de doudounes, par le fonds d’investissement Amoniss, connu pour posséder des marques telles que Chevignon et Lee Cooper. En redressement judiciaire depuis décembre, JOTT a reçu une offre qui garantit la préservation de la majorité des emplois et des magasins, surpassant ainsi celle de ses concurrents.
La marque marseillaise confrontée à la crise du prêt-à-porter
Fonde en 2010, JOTT (Just Over The Top), basée à Marseille, est reconnue pour ses doudounes colorées. L’entreprise, qui vend également une gamme de vêtements, employait 254 personnes en France en 2025, générant un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros. Cependant, JOTT a souffert de la crise actuelle qui frappe durement le secteur du prêt-à-porter, entraînant la disparition de nombreuses marques pour cause de concurrence des vêtements de seconde main et de mode rapide en provenance d’Asie.
Le choix du tribunal face aux offres concurrentes
Le tribunal a choisi le projet d’Amoniss pour son expérience sur le marché français de la mode, sa maîtrise des circuits d’approvisionnement, et sa capacité à redresser des entreprises. L’offre de reprise a été fixée à 3,5 millions d’euros, la plus élevée parmi celles présentées. Deux autres propositions étaient en compétition, l’une d’elles, proposée par des salariés sous le nom de Projet Mars, prévoyait un prix de cession de 900 000 euros tout en maintenant seulement 34% des effectifs et 15 magasins.
"JOTT va continuer à exister"
Jocelyn Meire, président de Mode in Sud, un syndicat régional, a exprimé son soulagement à l’annonce de cette reprise : "La bonne nouvelle c'est que JOTT a un repreneur, JOTT va continuer à exister". Il remarque que JOTT représente une réussite marseillaise, avec un ADN et une histoire entrepreneuriale uniques, et que son maintien est un enjeu majeur pour l’écosystème local. Cependant, il faut noter que la filiale belge et néerlandaise de JOTT est également placée sous procédure de liquidation à Bruxelles, ajoutant une complexité à la situation actuelle.







