Quelques jours après l'adoption définitive du projet de loi de finances 2026 à l'Assemblée nationale, le président du Medef ne masque pas sa déception. Dans un entretien au Parisien, publié ce samedi 7 février, Patrick Martin remet en question les mesures proposées, soulignant qu'il n'y a "aucun effort sur les dépenses sociales" et que "certaines promesses importantes pour les entreprises n’ont pas été tenues".
Il déplore principalement les hausses des prélèvements sociaux et fiscaux qui, selon lui, vont encore alourdir la charge des entreprises françaises déjà fortement taxées. "Le vrai problème" réside dans les promesses non tenues concernant les impôts de production qui touchent environ 300.000 entreprises, ainsi que sur la surtaxe d'impôts sur les sociétés qui atteindra un taux mondial parmi les plus élevés.
"Ceci n’est pas sans conséquence sur notre compétitivité, l’attractivité de la France et la confiance que nous souhaitons avoir dans la parole de l’État", met en garde Patrick Martin.
"Pas beaucoup d'avancées significatives" depuis 2022
Concernant l'avenir, le président du Medef ne se montre guère optimiste pour le projet de loi de finances 2027. "Sur les discussions budgétaires de 2026, la complexité était déjà présente, et je crains que cela ne soit encore plus difficile à l'approche des élections présidentielles", explique-t-il.
Interrogé sur les conséquences potentielles pour les entreprises, il répond sans ambages : "Oui, je le crains", en soulignant l'impact que cela pourrait avoir sur la croissance et l'emploi.
Patrick Martin observe que, sauf intervention surprise d'ici l'année prochaine, peu d'avancées significatives seront réalisées pour les entreprises. Il note cependant une évolution positive : "Les idées soutenues par Emmanuel Macron au niveau européen commencent à gagner du terrain, en raison des événements actuels." Une analyse qui résonne avec l'actualité du climat économique en France, souvent scruté par les observateurs, notamment BFMTV.







