Un an après son lancement, le projet ambitieux du bouclier antimissile surnommé 'Dôme d'or' par Donald Trump, peine à trouver son rythme. Le programme, conçu pour renforcer la sécurité nationale des États-Unis, se heurte à des désaccords techniques et stratégiques qui ralentissent son développement. Malgré un budget colossal de 175 milliards de dollars, peu de fonds ont été activement utilisés depuis la promesse initiale faite en janvier 2025.
Selon des sources administratives, seulement une fraction des 25 milliards de dollars, alloués l'année dernière pour le programme, a été dépensée. La finalisation de l'architecture du système de défense est encore en cours, et son déploiement dans l'espace pose de sérieuses questions techniques. Des responsables du Pentagone affirment que le groupe de travail conserve son cap et continue de respecter les échéances énoncées dans le décret présidentiel.
"Les technologies associées sont en constante évolution, mais les fondements de l'architecture ont été définis", a déclaré un responsable au cours d'une récente communication avec les médias.
Le projet entend intégrer des systèmes existants, tels que les missiles intercepteurs et des capteurs, à de nouveaux dispositifs spatiaux capables de détecter, suivre et neutraliser des menaces en orbite, impliquant ainsi la création de réseaux satellitaires et d'armes orbitales. Ce mélange solide de technologie terrestre et spatiale est crucial pour le succès du programme, mais les discussions autour des protocoles de communication et des armes antisatellites continuent d'être épineuses, des problématiques que les États-Unis, par prudence, hésitent à explorer.
Un cadre de l'industrie de la défense indique que les normes de communication et le risque de débris spatiaux jouent un rôle significatif dans l'hésitation des décideurs. Le général Michael Guetlein, qui dirige les opérations, ne pourra pas signer de contrats d'envergure tant que ces enjeux n'auront pas été résolus.
Actuellement, la Force spatiale des États-Unis a signé quelques petits contrats avec des entreprises comme Lockheed Martin et Northrop Grumman pour développer des prototypes de défense antimissile, mais ceux-ci ne représentent qu'une fraction du budget projeté pour un programme aussi vaste.
Les experts, tels que Tom Karako du Centre d'études stratégiques et internationales, pensent qu'il est peu probable que le 'Dôme d'or' soit pleinement opérationnel d'ici 2028. "Il reste encore beaucoup à faire pour intégrer les technologies existantes, bien que des avancées notables puissent être réalisées dans les années à venir", souligne-t-il.
En somme, le chemin semble semé d'embûches pour le projet qui a suscité beaucoup d'attentes, mais qui devra encore faire preuve de résilience face à des défis techniques considérables et aux préoccupations grandissantes liées à la sécurité spatiale.







