La maire de Romans-sur-Isère (Drôme), Marie-Hélène Thoraval, a récemment déposé une plainte pour une menace de mort, après avoir déjà vécu des situations similaires par le passé. Dans un message alarmant reçu à la mairie le 26 janvier, l’expéditeur écrit : "Tu parles encore une fois de Crépol et tu es morte". Cette menace survient alors que l’élue a annoncé sa candidature aux prochaines élections municipales, renforçant ainsi son engagement envers la communauté locale.
Résolue, Marie-Hélène Thoraval a réagi en affirmant qu'elle n'a "pas peur" et que "rien ni personne ne l'arrêtera". Ce climat d'intimidation n'est pas étranger à la maire, qui avait déjà porté plainte en novembre 2023 après avoir été menacée de décapitation. Une autre plainte avait suivi en décembre, témoignant d'un schéma inquiétant.
Les répercussions judiciaires de ces menaces sont notables. En février 2024, un homme de 26 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Valence à quatorze mois de détention, dont huit mois fermes, suite à des menaces envers l'élue. Cette situation soulève des interrogations sur la sécurité des élus locaux, un sujet déjà abordé par de nombreux médias tels que France Bleu, qui relatent les défis croissants que rencontrent les leaders politiques face à la montée des violences verbales et physiques.
Face à ces menaces, le soutien de la communauté devient essentiel. Plusieurs experts en sécurité civile mettent en avant l'importance de créer un environnement où les élus peuvent opérer sans crainte, tout en appelant à une sensibilisation et à des actions concrètes pour lutter contre ces incidents. L'engagement inébranlable de la maire, malgré ces défis, est un témoignage fort de sa détermination à servir sa ville.







