Une plateforme dédiée à l'échange de documents pour diverses administrations publiques, y compris la Caisse nationale des allocations familiales, a récemment subi une cyberattaque. L'information a été révélée par la Direction interministérielle du numérique (Dinum) ce vendredi.
Les hackers ont réussi à exfiltrer 160.000 documents, dont certains contiennent des informations personnelles sensibles, selon le communiqué de la Dinum. Cette violation de données soulève des préoccupations majeures en matière de sécurité des données dans le secteur public.
Les administrations touchées par cette attaque incluent la Direction de l'information légale et administrative, la Direction générale de la cohésion sociale, la Direction générale de la santé et la Caisse nationale des allocations familiales. Le piratage de la plateforme HubEE a été détecté le 9 janvier dernier, à la suite de quoi des mesures immédiates ont été mises en œuvre pour contrer l'intrusion.
Des efforts significatifs ont été déployés pour renforcer les protocoles d'authentification et de surveillance des flux de données. Les services ont été rétablis dans leur intégralité dès le 12 janvier. À ce jour, aucune des données volées n'a été publiée, comme l'a précisé la Dinum, qui a aussi averti la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).
En réaction à cette cyberattaque, la Dinum a informé l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), ainsi que des responsables politiques, y compris le Premier ministre. Une plainte a également été déposée le même jour.
Cette incursion s'inscrit dans une série d'attaques ciblant les données gouvernementales, notamment celles de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) au début janvier, ainsi que celles des ministères de l'Intérieur et des Sports en décembre. Selon des experts en cybersécurité, ces incidents mettent en lumière la nécessité d'un renforcement des mesures de protection dans le secteur public afin de prévenir de telles violations à l'avenir. Comme le souligne un rapport de l'ANSSI, la sauvegarde des données sensibles est plus cruciale que jamais dans un monde où le cybercrime est en constante évolution.







