De plus en plus de salariés envisagent une retraite progressive pour fluidifier leur passage vers la retraite définitive. Ce dispositif permet de percevoir une partie de sa pension tout en travaillant à temps partiel. Mais qu'est-ce que cela implique réellement ? Selon les données fournies par la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse (CNAV), plus de 31 000 personnes en ont déjà bénéficié au 31 décembre 2024, un chiffre en augmentation rapide.
Pour être éligible à cette forme de retraite, il faut atteindre l'âge de 60 ans et avoir validé au moins 150 trimestres dans les différents régimes de retraite de base. De plus, l'individu doit être en mesure d'exercer une activité professionnelle à temps partiel, ce qui a été précisé dans les récentes réformes du 23 juillet 2025.
« La retraite progressive est un excellent moyen de réduire la cadence de travail avant de s'engager pleinement dans la retraite, » souligne Philippe Bainville, expert à la CNAV. Pour cela, la somme des heures travaillées à temps partiel doit être comprise entre 40% et 80% de la durée normale du travail dans l'entreprise.
Un accord de l’employeur est requis pour établir ce temps partiel. En l'absence de réponse dans les deux mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée. De plus, il est important de noter que les salariés ne doivent pas exercer en parallèle une activité indépendante. Ce modèle de travail requiert plusieurs étapes. Une fois l’approbation obtenue, la demande de retraite progressive doit être soumise en ligne, généralement cinq mois avant le départ prévu. Les documents nécessaires incluent le contrat de travail à temps partiel, essentiel au calcul de la pension.
Pendant cette période, les travailleurs continuent à cotiser pour leur retraite définitive. Le fait de choisir de surcotiser peut également leur permettre d’obtenir une pension à temps pleinplus tard. Cela crée une opportunité d’optimiser leur situation financière à la retraite, comme l’a suggéré récemment un article de Le Monde.
Il est crucial de garder à l'esprit que toute modification de temps de travail doit être signalée à la caisse de retraite, sinon la pension partielle pourrait être suspendue. Une transition en douceur vers la retraite définitive est aussi possible, mais cela nécessite un délai d'attente de cinq à six mois pour que le dossier soit traité correctement. Le calcul final de cette pension se base sur les informations recueillies lors de la période de retraite progressive et doit également prendre en compte les cotisations accumulées pendant cette phase.
Pour optimiser la compréhension et le choix de cette option, il est conseillé d’effectuer une simulation détaillée sur des plateformes comme Info-retraite.fr. Une bonne planification aide non seulement à garantir un avenir financier stable, mais aussi à profiter d’une transition harmonieuse vers une retraite bien méritée.







