« Le logement était un facteur d’émancipation. Il est désormais un facteur de renoncement. » Ces mots de Véronique Bédague, PDG de Nexity, reflètent l'urgence de la situation actuelle. À l'approche des élections municipales, elle constate un « frémissement » parmi les élus pour aborder cette problématique. Un récent sondage effectué par Odoxa pour Nexity révèle des chiffres alarmants sur la situation des jeunes de 18 à 34 ans en matière de logement.
Pour beaucoup d'entre eux, la difficulté d'accéder à un logement décent génère des conséquences sur leur vie quotidienne. 79 % des jeunes interrogés estiment qu'il est aujourd'hui presque impossible de trouver un logement. En Île-de-France et dans d'autres régions comme la Bretagne ou les Pays de la Loire, ce problème est particulièrement marqué. « La génération précédente semblait avoir moins de difficultés », admet Gaël Sliman, président d’Odoxa.
Cette crise du logement ne se limite pas à un simple problème de recherche d'un lieu de vie. Elle a des répercussions sur la démographie et la mobilité des jeunes. Pour 86 % des répondants, cela engendre de l'anxiété et remet en cause leurs projets d'avenir, comme avoir des enfants ou vivre en couple. « Il y a urgence, » avertit Bédague, appelant à une mobilisation collective pour adresser cette crise systémique.
Cette situation alarmante ne semble pas s'améliorer, et il est impératif que les acteurs politiques et économiques agissent rapidement pour offrir des solutions viables. En effet, plusieurs experts s'accordent à dire que la régulation du marché locatif et la construction de nouveaux logements accessibles sont des mesures clés à envisager pour inverser cette tendance désolante. Selon une analyse du Le Monde, les gouvernements successifs n'ont pas su anticiper la montée de cette crise, laissant la jeunesse française dans une précarité inquiétante.







