La Bourse de Paris a clôturé en hausse mardi, tirant profit d'une diminution des prix du pétrole et d'une potentielle paix au Moyen-Orient.
L'indice CAC 40 a enregistré une progression de 0,75 %, terminant à 8.447,27 points, soit un gain de 63,26 points. La veille, l'indice phare parisien avait également enregistré une amélioration de 0,40 %.
Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore AM, souligne : "La chute des prix du pétrole est extrêmement bénéfique pour les marchés boursiers".
Suite à l'annonce d'un accord entre les États-Unis et l'Iran ce week-end, qui vise à mettre fin aux conflits au Moyen-Orient, le prix du brut a commencé à baisser, laissant entrevoir une réouverture du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique.
En fin de journée, le baril de Brent, référence mondiale, a reculé de 4,02 % pour atteindre 79,83 dollars, tombant ainsi sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis début mars. Son homologue américain, le WTI, a chuté de 4,69 % à 76,96 dollars.
Il est important de noter que les deux indices étaient au-dessus de 90 dollars la semaine précédente.
La baisse des prix du pétrole contribue également à réduire les taux d'intérêt des emprunts d'État, apaisant quelque peu les craintes inflationnistes des investisseurs. Le rendement des obligations à dix ans de l’État français a baissé à 3,66 %, contre 3,69 % la veille.
Le ministère helvétique des Affaires étrangères a annoncé que cet accord sera signé ce vendredi en Suisse, en présence du vice-président américain JD Vance et du négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Ces deux dirigeants avaient déjà paraphé le document électroniquement, tout comme le président américain Donald Trump.
Les marchés se concentrent aussi sur la première réunion de la Réserve fédérale, présidée par Kevin Warsh, désigné par Donald Trump. D’après Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de Carmignac, "l'institution monétaire devrait, sans surprise, maintenir ses taux directeurs constants". Pour lui, l'intérêt principal de cette réunion serait moins dans la décision que lors de la première conférence de presse de Kevin Warsh.
En revanche, certaines valeurs ont enregistré des reculs notables, comme Renault (-3,40 % à 27,82 euros) et Thales (-1,08 % à 228,10 euros), après avoir annoncé un partenariat visant à développer et industrialiser en France la production du drone explosif Toutatis, avec un objectif ambitieux de 1.000 unités par mois dès 2027.







