Alors que la crise du logement sévit au Pays basque, certaines familles trouvent refuge au camping quatre étoiles Berrua du groupe Yelloh Village. Ce dernier, comprend 227 mobile homes qui restent ouverts en dehors de la haute saison. La directrice, Sara Markiewicz, décrit cette option comme une "solution de dépannage" pour ceux en transition ou nouvellement arrivés.
En basse saison, quelques résidents y louent des bungalows sans bail, souvent à un tarif de 1 100 euros par mois, bien au-dessus de ce qu'un appartement équivalent devrait coûter, selon des estimations du site encadrement-loyers.fr. La directrice indique que ce tarif a été augmenté en raison de problèmes liés à des déchets laissés par certains résidents.
"C'était comme une location de vacances," explique Markiewicz, avant d’ajouter que ces logements ne donnent pas accès aux aides personnalisées au logement (APL), rendant la situation encore plus difficile pour les occupants.
"Au mois de juin, des familles doivent quitter les mobile homes alors que leurs enfants sont scolarisés ici," déclare le maire Emmanuel Alzuri, soulignant une situation d'urgence qui mobilise les services sociaux.
Le camping Berrua illustre l'absence de solutions durables : "C'est un répit dans un marché locatif tendu," note un expert local. En moyenne, les résidents vivent une grande précarité, souvent sans accès aux aides nécessaires.
Une solution temporaire aux enjeux sociaux
Bien que des solutions soient mises en place, comme les partenariats entre l'école d'ingénieurs Estia et le camping Oyam, permettant une certaine stabilité pour 120 étudiants, les tarifs restent peu compétitifs.
Markiewicz souligne que durant la période estivale, les tarifs peuvent monter jusqu'à 2 000 euros la semaine, ce qui limite les possibilités pour de nombreuses familles et jeunes travailleurs. Les mises en avant de solutions temporaires, comme des locations d'étudiants, cachent une réalité difficile à franchir pour ceux qui attendent un logement plus permanent.
Les autorités municipales se retrouvent alors face à des défis croissants. "Ces options temporaires créent des situations précaires pour les familles, et complique l'accès au logement," conclut Alzuri. Ce dernier insiste sur la nécessité d'une approche durable pour aborder la crise actuelle du logement au Pays basque.







