Le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé, ce vendredi, une réforme législative visant à alourdir les sanctions relatives à la dégradation des câbles sous-marins. Cette initiative vise à contrer les actions de sabotage potentielles émanant d'États considérés comme hostiles, notamment la Russie.
La secrétaire d'État aux Télécommunications, Liz Lloyd, a exprimé que ces modifications enverraient "un message clair" : "Si vous agissez de manière irresponsable ou si vous ciblez volontairement nos câbles, vous ferez face à des répercussions sévères".
Elle a reconnu que la législation actuelle était insuffisante face à la menace croissante. "Cette loi nécessite une mise à jour pour devenir plus claire, plus rigoureuse et difficile à contourner", a-t-elle précisé lors d'un discours au Rusi, un institut de réflexion sur la défense au Royaume-Uni.
Les ajustements proposés sont destinés à "renforcer la sécurité nationale et à dissuader des nations comme la Russie de s'en prendre aux infrastructures essentielles du pays", selon un communiqué du ministère.
Récemment, Londres avait révélé que les forces armées britanniques avaient détecté et suivi pendant un mois trois sous-marins russes, soupçonnés de surveiller des câbles dans l'Atlantique Nord, près des eaux britanniques.
Malgré cela, Liz Lloyd a réaffirmé qu'il n'y avait eu jusqu'à présent "aucune rupture de câble d'origine malveillante" dans ces zones.
Le projet, en cours de consultation, vise à remplacer une législation vieille de 140 ans. Il prévoit des amendes plus sévères et des peines de prison pour les armateurs et opérateurs qui endommagent les câbles intentionnellement ou par négligence.
De plus, le gouvernement envisage d'imposer de nouvelles obligations sécuritaires aux propriétaires et opérateurs de ces infrastructures cruciaux.
Ces câbles jouent un rôle vital pour les services d'urgence, l'armée et des secteurs économiques comme la finance. Selon les autorités, "les câbles télécoms sous-marins sont essentiels pour le fonctionnement de l'économie : au Royaume-Uni, 1.400 milliards de livres sterling de transactions quotidiennes dépendent de ce réseau".







