Donald Trump, lors de sa visite à Beijing, a évité d’accuser la Chine d’agression, insistant sur le fait qu'il ne souhaite pas s'engager dans un conflit lointain. Cependant, malgré cette rhétorique de paix, Washington intensifie secrètement ses efforts pour renforcer ses capacités militaires, particulièrement en mer.
Ce rapport, émis par le commandement américain du Pacifique, souligne une inquiétude croissante face à la montée en puissance de l'Armée populaire de libération de Chine. L'amiral Samuel Paparo déclare que la Chine se prépare à des opérations visant à s’emparer de Taïwan, avec une échéance critique fixée à 2027, date symbolique marquant le centenaire de l'APL.
Une stratégie à plusieurs niveaux
Pour répondre à cette menace, l’amiral Paparo avance la nécessité d’un budget militaire considérablement accru, sollicitant pas moins de 592 millions de dollars pour le développement du système "Quicksink", une technologie de pointe imaginée par Boeing. Ce dispositif transforme des bombes classiques en armes capables de détruire des navires en frappant sous la ligne de flottaison, à l’instar d’une torpille.
Le rapport souligne que ces kits permettront aux États-Unis de compenser leur infériorité numérique face à la marine chinoise, qui dispose actuellement de plus de 430 navires en activité. L'US Navy, quant à elle, ne peut aligner que 291 unités.
Des mines sous-marines et des technologies avancées
Un autre axe du renforcement militaire américain concerne le contrôle stratégique des voies maritimes avec le projet "Quickstrike", visant à déployer des mines sous-marines. Ce programme, ainsi qu'une initiative secrète nommée "Clandestine Delivered Mine", permettrait aux États-Unis d'ancrer des champs de mines dans des endroits cruciaux sans attirer l’attention.
En outre, d'importantes sommes sont allouées à des projets de missiles hypersoniques pour l’armée de Terre et la Navy, avec un investissement de 3 milliards de dollars pour faire face aux défis techniques posés par la Chine.
En l'état actuel, ces projets ne sont que des propositions et dépendent d'une approbation formelle prévue pour l'été 2027, alors que les tensions militaires dans la région continuent de croître.







