En Gironde, la rentrée scolaire 2026 s'annonce sombre avec la fermeture de 135 classes. À Sauveterre-de-Guyenne, l'annonce d'une fermeture en primaire ajoute à l'historique préoccupant de suppressions, touchant déjà le collège et la maternelle. Le maire, Christophe Miqueu, exprime sa colère face à ce qu'il qualifie d'injustice et de violence institutionnelle.
Ce vendredi matin, l'atmosphère est tendue devant l'école primaire de Sauveterre-de-Guyenne, où parents et enfants s'activent. Les sourires se heurtent à la dure réalité : la promesse d'une nouvelle fermeture de classe. « Une de plus », murmurent des parents inquiets.
« C'est l'effet ricochet des dernières décisions », s'insurge Sandra, mère d'élèves. Elle témoigne donc des conséquences d'une fermeture antérieure au collège, où son fils, confronté à des classes surchargées, a vu ses résultats chuter.
Violence institutionnelle
Christophe Miqueu critique sincèrement les justifications des autorités, qui évoquent un creux démographique. « La gestion doit être partagée », affirme-t-il, déplorant des décisions prises sans concertation. Cette indignation est d'autant plus forte que la commune a reçu le label national de Village d’avenir, un programme visant à revitaliser les territoires ruraux.
« L'éducation est notre avenir », insiste Miqueu. Selon lui, l'État transpose des décisions arbitraires depuis Bordeaux, souvent en décalage avec la réalité des territoires.
La guerre des chiffres
Aux côtés de Miqueu, Camille Olivier, présidente de l'Association des parents d'élèves, partage des craintes similaires. « Des classes à plus de 25 élèves nuiraient gravement à l’attention portée à nos enfants », alerte-t-elle.
Le 26 mai, le maire a écrit à la Direction académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) pour demander audience, espérant inverser la tendance, alors que huit communes voisines sont également impactées. Les prévisions d'effectifs ne reflètent pas la réalité selon Miqueu, qui constate une dynamique positive à l'école.







