La chute d'un drone russe sur un immeuble de Galati, en Roumanie, doit être interprétée comme une agression directe de Moscou envers un membre de l'Union européenne et de l'Otan. Cet incident suscite des réflexions sur la nécessité d'invoquer l'article 4 du traité de l'Atlantique nord, stipulant que les pays se consulteront lorsque l'un d'eux estimera que son intégrité territoriale est menacée.
La guerre, que le président Emmanuel Macron qualifie de retour du « tragique » sur le sol européen, n'est plus une simple page d'histoire. Elle pose un risque immédiat à une communauté politique unique, caractérisée par ses institutions solides et ses valeurs fondamentales.
Les dirigeants et citoyens de l'Europe répondront-ils à l'appel de l'histoire, ou céderont-ils face à ceux qui désirent voir notre continent affaibli ? Si l'Union européenne était insignifiante, Vladimir Poutine ne s'acharnerait pas à en ébranler les fondements. De même, si l'Union européenne n'était qu'une puissance économique secondaire, Washington et Pékin n'en feraient pas un enjeu stratégique majeur.
Une enquête récente de l'Institut Jean-Jaurès, réalisée à l'approche des élections présidentielles, révèle que la majorité des Français seraient réticents à soutenir un candidat plaidant pour un retour en arrière sur la défense européenne. C'est donc aux responsables politiques de revendiquer notre puissance et de façonner un avenir déterminé.







